Québec, le 17 avril 2013

 

 

Chers collègues

Chères collègues

 

Je m’adresse à vous à titre d’ex-directeur du Fonds Gustave Guillaume et professeur récemment retraité de l’Université Laval après une carrière de 26 ans consacrée à l’enseignement de la psychomécanique du langage.

Notre département de langues, linguistique et traduction, qui a vu trois de ses directeurs démissionner au cours des trois dernière années, est présentement sous tutelle et dirigé par un professeur de psychologie retraité qui ne comprend rien à la linguistique, d’une part, et ne semble pas particulièrement préoccupé par le sort la psychomécanique du langage, d’autre part, en dépit de mes interventions épistolaires auprès de lui pour lui en faire apprécier la valeur.

En prenant ma retraite en janvier dernier, j’étais naïvement persuadé qu’à la première occasion le poste que je quittais serait comblé. J’ai tout récemment appris que notre département s’était vu octroyer deux nouveaux postes pour l’année 2013-2014. Mais au lieu d’en attribuer un à l’enseignement de la psychomécanique, le directeur par intérim et une majorité de collègues souvent trop jeunes pour avoir connu l’histoire de notre département, ont choisi d’affecter l’un des postes à l’enseignement de la rédaction professionnelle et l’autre à la sociolinguistique.

Il est à mes yeux inconcevable, vu l’énorme contribution du Fonds Gustave Guillaume au rayonnement international de notre département, qu’on ait fait passer deux disciplines aussi banales avant l’enseignement de la psychomécanique du langage, que l’université Laval est la seule institution à travers le monde à assurer sur les trois cycles universitaires.

Je souhaiterais donc vivement que vous réagissiez à votre manière et selon vos convictions à cette décision en adressant une lettre ou un simple courriel en premier lieu au vice-recteur aux ressources humaines Michel Beauchamp (vrrh@vrrh.ulaval.ca ) et au directeur par intérim du département de langues, linguistique et traduction Robert Rousseau ( directeur@LLI.ULAVAL.CA ) en insistant sur l’importance que vous accordez notamment à l’édition des manuscrits de Gustave Guillaume.

Je vous remercie de l’empressement que vous montrerez à nous soutenir dans ces moments pas très glorieux pour notre université et très pénible pour nous qui avons consacré notre vie universitaire à une recherche des plus originale et des plus méritante de la linguistique. Vous êtes priés de communiquer le contenu de cette lettre à toute personne que vous connaîtriez qui pourrait nous apporter son soutien dans cette lutte contre la médiocrité décisionnelle de notre institution.

Avec mes cordiales salutations,

Ronald Lowe